JEAN-PHILIPPE GUILOIS

 
Il a été, Jean-Philippe Guilois, champion de France de danse (latine) de salon. « J’avais 9 ans et demi. » Il sourit, joli souvenir. Parce que l’improvisation ne s’invite pas dans ce genre de trajectoire, il est né avec cet art de mouvoir le corps humain constitué d’une suite de mouvements. La danse ne le quittera plus; ou alors si peu.
 
Durant 4 ans il a été un petit rat de l’Opéra à Paris. La voie artistique dessinée, destin future d’une belle histoire, Jean-Philippe Guilois entre, en 1997, à l’Ecole nationale de l’opéra, à Paris. Il arrête la danse en 2009, écrit sa première chorégraphie un an plus tôt, dans le cadre d’un spectacle jeune ballet (studio de danse Fusion), présenté à l’actuel Théâtre espace culturel des Terreaux à Lausanne. « J’aimais mieux créer que danser », dit-il. « Ma préférence va à l’écriture de chorégraphies et à la mise en scène. »
Auparavant, il avait quitté Paris pour l’école Rudra Béjart, au sein de laquelle il étudie les danses classiques et modernes. Il fait la connaissance de Cisco Aznar, participe 
à des tournées internationales. 
 
Durant de nombreuses années, Jean-Philippe Guilois va être régisseur de plateau à l’Opéra de Lausanne. Une immersion dans ce monde attirant qui va lui permettre de connaître des gens, de tisser un réseau, de s’y installer. Tout à commencé avec « La Périchole » d’Offenbach, mise en scène d’Omar Porras.
 
A son actif, riche, Jean-Philippe Guilois a été assistant à la mise en scène pour « La Bohême », « Nabucco », « Carmen », « Le Barbier de Séville », « Madame Butterfly », entre autres, joués ici ou ailleurs. En 2017 et 2018, il crée les chorégraphies de « My Fair Lady » à l’Opéra de Marseille et du « Bal Masqué », à Nancy, au Luxembourg et à Maastricht. Par ailleurs, il assure l’assistanat à la mise en scène de « Cosi Fan Tutte aux côtés de Jean Liermier.
 
Dernièrement, dans le cadre de la Route lyrique, il avait écrit la chorégraphie « Des Chevaliers de la Table ronde », opéra-bouffe du tonnerre, signé Hervé, qui a tourné 
en Suisse-romande. Il y interprétait avec talent et drôlerie Fleur de Neige. Personne n’a oublié son grand écart réalisé avec élan. 
 
En 2020, « Nabucco » s’installera au Théâtre du Jorat à Mézières, la Grange sublime (25 -28 juin), dont il signe la mise en scène avec Gérard Demierre. « Il s’agit d’une reprise. « Nabucco » avait déjà été joué à la Cathédrale de Lausanne, 
en novembre dernier. » 
 
Un si grand opéra de Verdi à la campagne, ça doit se voir et s’écouter. (J.W.)
 
Rencontre avec Jean-Philippe Guilois
Jean – Philipp Guilois dans le rôle de Gérard D’Estavayer
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